Comptabilité du vétérinaire
Les points essentiels pour bien gérer votre activité libérale
Exercer en tant que vétérinaire libéral demande une expertise médicale… mais aussi une gestion administrative rigoureuse. Entre les obligations comptables, les déclarations fiscales, la TVA, les cotisations sociales et la gestion des stocks de médicaments, la comptabilité peut rapidement devenir chronophage.
Cet article vous propose une vision claire et structurée de ce qu’un vétérinaire doit savoir pour piloter efficacement son activité – avec des conseils pratiques adaptés à la réalité du terrain.
1. Choisir le bon statut : une décision qui influence toute votre comptabilité
Le statut juridique conditionne vos obligations fiscales, sociales et administratives.
• Entreprise individuelle (BNC)
La majorité des vétérinaires exercent en entreprise individuelle, imposée dans la catégorie des Bénéfices Non Commerciaux (BNC). Deux régimes existent :
Micro-BNC : recettes < 77 700 € ; obligations comptables limitées mais aucune déduction des charges réelles.
Déclaration contrôlée (formulaire 2035) : recettes > 77 700 € ou choix volontaire ; déduction des charges réelles et comptabilité plus structurée.
Conseil pratique : si vous avez des investissements, des achats réguliers de matériel ou une clinique à gérer, la déclaration contrôlée est souvent plus avantageuse.
• Société d’exercice libéral (SEL)
Pour les vétérinaires associés ou ceux souhaitant structurer leur activité, la SEL (SELARL, SELAS…) permet notamment d’opter pour l’impôt sur les sociétés (IS).
Ce statut implique une comptabilité commerciale complète : bilan, compte de résultat, annexes.
Conseil pratique : ce statut devient pertinent dès que l’activité grandit ou que plusieurs vétérinaires souhaitent mutualiser leurs moyens.
2. Les obligations comptables du vétérinaire : ce qu’il faut absolument maîtriser
• Enregistrement des recettes et dépenses
Chaque acte réalisé doit être enregistré : consultations, chirurgies, ventes de médicaments, vente d’aliments, prestations annexes.
Côté dépenses : achats de matériel médical, médicaments, consommables, charges de personnel, déplacements, loyers, assurances…
Conseil pratique : utilisez un outil permettant d’importer automatiquement les transactions bancaires. Cela réduit les oublis et assure la cohérence du suivi.
• Suivi des stocks : un enjeu comptable et sanitaire
Les vétérinaires manipulent des médicaments soumis à des règles strictes.
Un inventaire régulier est indispensable :
pour la conformité réglementaire ;
pour maîtriser le coût des achats ;
pour détecter les ruptures ou pertes.
• Conservation des justificatifs
Comme toute profession réglementée, les documents comptables doivent être conservés 10 ans.
3. Les obligations fiscales : déclarations, TVA et liasse fiscale
• Déclaration des revenus (BNC)
Selon votre régime, vous devrez remplir :
2042-C PRO (micro ou réel) ;
2035 (déclaration contrôlée).
• TVA : un point souvent mal maîtrisé
Les vétérinaires sont assujettis à la TVA sur la plupart de leurs actes. Trois régimes existent selon le chiffre d’affaires :
Franchise en base (< 37 500 €) : pas de TVA facturée ;
Régime simplifié (37 500 à 254 000 €) : une déclaration annuelle + deux acomptes ;
Régime réel normal : déclarations mensuelles ou trimestrielles.
Conseil pratique : vérifiez chaque année si votre activité franchit un seuil pour éviter un redressement lié à un changement de régime tardif.
• Vétérinaires en société : la liasse fiscale
Les SEL doivent produire une liasse fiscale complète (2065 + annexes).
C’est une étape technique nécessitant une comptabilité à jour et un suivi rigoureux des immobilisations, amortissements et charges.
4. Les obligations sociales : un volet à ne pas négliger
Que vous exerciez seul ou avec du personnel, vous devez gérer :
vos cotisations personnelles (URSSAF, retraite, prévoyance) ;
les cotisations des salariés via la DSN ;
la protection sociale obligatoire.
Conseil pratique : anticipez vos appels de cotisations pour éviter les écarts de trésorerie, fréquents chez les vétérinaires à fort volume d’activité saisonnier.
5. Optimiser la gestion comptable de sa clinique : les bonnes pratiques
• Mettre en place un pilotage financier régulier
Analyser ses recettes par type d’acte, identifier les charges les plus lourdes, suivre les marges sur les ventes de produits : ce sont des indicateurs clés pour une activité rentable.
• S’appuyer sur un logiciel adapté
Un outil de comptabilité spécialisé pour les professions de santé permet :
l’automatisation des écritures ;
la création de devis et factures ;
le suivi des stocks ;
la préparation des déclarations ;
la visibilité en temps réel sur la trésorerie.
Conseil pratique : privilégiez une solution qui centralise comptabilité, facturation et documents pour limiter les erreurs et les doublons.
• Se faire accompagner pour votre comptabilité vétérinaire
Un expert-comptable spécialisé dans les professions libérales apporte une réelle sécurité : optimisation fiscale, conformité des déclarations, analyse financière.
Conclusion
La comptabilité du vétérinaire ne se limite pas aux obligations légales : c’est un véritable outil de pilotage. En structurant vos flux financiers, en anticipant vos échéances et en vous équipant d’outils adaptés, vous sécurisez la croissance de votre clinique tout en vous concentrant sur votre cœur de métier : le soin aux animaux.
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