La comptabilité fait partie des obligations incontournables pour un infirmier libéral, mais elle reste souvent source de doutes : quels justificatifs conserver ? Comment suivre correctement ses recettes et ses dépenses ? Que faut-il déclarer à l’administration ? Voici un guide clair et accessible pour comprendre l’essentiel et gérer votre activité en toute sérénité.
1. Quel régime fiscal pour l’infirmier libéral ?
En tant qu’IDEL, vous exercez en Bénéfices Non Commerciaux (BNC). Deux régimes fiscaux sont possibles :
Le régime micro-BNC
Accessible si vos recettes annuelles ≤ 77 700 €.
Comptabilité ultra-simplifiée.
Aucune déduction réelle : un abattement forfaitaire de 34 % est appliqué par l’administration.
Idéal pour les débuts si les charges sont faibles (peu d’investissements, peu de déplacements).
Le régime réel (déclaration 2035)
Obligatoire si recettes > 77 700 € ou si vous optez volontairement pour ce régime.
Permet de déduire l’ensemble de vos charges professionnelles réelles : matériel, logiciels, loyer, déplacements, carburant, assurances, frais de véhicule, amortissements, etc.
Recommandé pour la plupart des IDEL car l’activité génère des dépenses importantes.
Conseil Santiris : la majorité des infirmiers libéraux sont gagnants au régime réel, car il permet de maîtriser sa fiscalité et d’optimiser les déductions.
2. Les obligations comptables de l’infirmier libéral
Le livre-journal
Document obligatoire où doivent figurer toutes vos recettes et toutes vos dépenses, classées chronologiquement.
Le registre des immobilisations
Il recense les biens durables (véhicule, table de soin, ordinateur, mobilier…), ainsi que leur amortissement annuel.
Les justificatifs à conserver
Vous devez archiver au minimum 6 ans :
factures d’achat,
tickets de carburant,
notes de restaurant (repas professionnels),
factures de matériel médical,
quittances de loyer professionnel,
contrats et attestations d’assurance,
frais bancaires,
justificatifs kilométriques ou carburant.
Astuce : numérisez systématiquement vos justificatifs pour éviter les pertes.
3. Recettes et dépenses : comment bien les suivre ?
Les recettes
Elles regroupent :
honoraires issus du logiciel de facturation,
rétrocessions reçues,
remboursements éventuels.
Toutes doivent être déclarées intégralement.
Les dépenses déductibles
Exemples typiques :
matériel médical et consommables,
équipement du cabinet,
téléphone, ordinateur, logiciels,
carburant, péages, entretien véhicule,
charges locatives,
assurance RCP,
abonnement bancaire,
formations professionnelles,
cotisations URSSAF et CARPIMKO.
Important : ne sont déductibles que les dépenses professionnelles.
4. Les déclarations à ne pas manquer
Déclaration 2035
À transmettre tous les ans au printemps. Elle récapitule votre résultat fiscal.
Déclaration URSSAF
L’URSSAF calcule vos cotisations sur la base de votre revenu réel.
Des ajustements sont réalisés chaque année.
CARPIMKO
La caisse de retraite des infirmiers libéraux. Appels périodiques et régularisation annuelle selon votre revenu.
Un bon suivi comptable facilite toutes ces démarches et limite les mauvaises surprises.
5. Pourquoi un logiciel comptable adapté est indispensable
Pour un IDEL, gérer la comptabilité à la main est chronophage et source d’erreurs. Un outil simple permet de :
suivre automatiquement les recettes et dépenses,
classer les justificatifs,
générer un livre-journal conforme,
préparer la 2035,
avoir une vision claire de votre trésorerie.
C’est précisément ce que propose Santiris Compta, pensé pour les professionnels de santé libéraux.
6. Quelques bonnes pratiques au quotidien
Vérifiez chaque semaine les écritures et les justificatifs.
Mettez de côté un pourcentage fixe pour anticiper vos cotisations.
Notez systématiquement vos trajets professionnels (véhicule).
Rangez vos documents au fur et à mesure pour ne rien perdre.
Faites un point trimestriel sur votre résultat pour ajuster votre activité.
Une comptabilité suivie régulièrement permet d’éviter les régularisations trop élevées et de garder une activité saine.
Conclusion
La comptabilité d’un infirmier libéral n’a rien d’insurmontable à condition d’adopter les bons outils et les bons réflexes. Bien comprendre les régimes fiscaux, suivre correctement recettes et dépenses, conserver tous les justificatifs et anticiper les déclarations : ce sont les bases d’une gestion maîtrisée.
Avec une organisation simple et un accompagnement adapté, vous pouvez vous concentrer sur l’essentiel : vos patients.
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